Le silence est d'or (9 / 10)
Inattendu. Surprenant. Émouvant.
Finalement, personne n'aurait pu prédire le succès qui allait être celui de The Artist.
Sélectionné pour le festival de Cannes au dernier moment, le film se voit remettre le prix d’interprétation masculine pour la performance bluffante de Jean Dujardin. Et on comprend pourquoi.
Aussi arrogant qu'exaspérant, George Valentin est un acteur à qui tout réussi, et il le sait. Mais quand son petit monde s'écroule, il n'attrape pas le train en marche, et commence à sombrer.
Seul, il se met à boire, reniant toute forme d'aide de la part d'autrui, notamment Peppy Miller, jeune actrice montante secrètement amoureuse de lui.
Le duo Berenice Bejo et Jean Dujardin se retrouve après une première collaboration dans OSS 117 : Le Caire nid d'espion, déjà sous la coupe de Michel Hazanavicius, et fonctionne à merveille.
Deux heures sans parler, c'est long. Et pourtant, on ne voit pas le temps passer. Car si le film est dénudé de paroles, la musique fait la différence, et intensifie le caractère dramatique ou comique de chaque scène.
Un grand moment de bonheur, pas mal de fou rires, une descente aux enfers dont on ne voit pas le bout : The Artist est un franc succès.
Et prouve que le cinéma muet en noir et blanc, s'il est réalisé avec soin, peut être encore apprécié.
Par Héloïse B. le 25 November 2011.
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