Critique du film Séraphine (7 / 10)
IVRE DE FOLIE ET DE PEINTURE
Après le subtil et déjà passionnant La jeune fille à la perle, Martin Provost propose un film sobre et émouvant, qui met complètement en valeur le jeu tout en finesse de Yolande Moreau dans le rôle de Séraphine. S’il comporte des longueurs, le film envoie un message fort : l’art ne serait que le salut pour des êtres tourmentés. Et ne cède jamais à la complaisance, encore moins à la facilité du pathos. Au cœur du long-métrage, deux âmes solitaires qui tentent de s'épauler tant bien que mal.
Dans le rôle principal, la comédienne belge offre sa prestation la plus intense depuis Quand la mer monte. Un rôle marquant, double féminin de Jacques Dutronc dans Van Gogh ou Michel Piccoli dans La Belle Noiseuse.
Par zoom-Cinema.fr le 1 October 2008.
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