Les guerriers de la honte (0 / 10)
Samourais, ça défouraille ! Une musique pêchue, des scènes d'action incroyables, et surtout des personnages formidables, reflet émouvant et juste de notre société : l'arabe dont la fourberie n'a d'égale que la stupidité, la laideur et la lâcheté. Le beau gosse blanc dont la masse musculaire est inversement proportionnelle a la taille du cerveau, un rôle sur mesure pour cet acteur plein d'avenir. Et ne pas oublier le grand et gentil noir qui, en digne maitre des arts martiaux, expose son corps musculeux et en sueur au centre du dojo pendant que ses disciples se font charcuter par d'infâmes petits chinois en colère. Et deux charmantes petites têtes blondes, qui au final se révèleront être les sauveurs de l'univers en terminant un jeu vidéo accusant dix ans de retard graphique même pour l'époque.
Trêve de blagues, vous aurez compris que Samourais est l'un des pires navets du cinéma français, peut être même le roi dans la catégorie. Scénario ultra bas de gamme pour un film frisant le ridicule, composé d'un faux scénario qui mélange arts martiaux, jeux vidéo et jeunes de banlieue caricaturés aussi anarchiquement que dans une production de Luc Besson, des effets spéciaux qui n'ont de spéciaux que leurs noms, des dialogues consternants et des acteurs incroyablement mauvais. Certains se croient drôles, d'autres charismatiques mais force est de constater que tout le monde joue mal. Entre la racaille idiote, le héros à tronche de surfeur et qui parle verlan autiste, le jeu vidéo ridicule, le démon raté, les combats minables, les costume fluos que l'on dirait issu d'un mardi gras de quartier et les katanas de magasins de déco en toc, il n'y a rien à retenir de cette bouse infâme. Ah si, un morceau de dub dans la BO. C'est maigre. Incompréhensible d'ailleurs qu'un gars aussi talentueux que Kenji Kawaii se soit collé au soundtrack d'un film pareil. Le ridicule ne tue pas, l'ennuie non plus, mais le film presque. D'aucuns adoreront, le considérant comme un superbe nanar, mais ces chanceux seront peu, tellement l'horreur pousse à arrêter le film avant d'en discerner un tant soit peu de comique involontaire.
Par Laurent B. le 18 May 2010.
Soyez le premier à commenter ce film !