Critique du film On va s'aimer (6 / 10)
VERTIGES DE L'AMOUR
Chassés-croisés amoureux, sentiments diffus. Couples frivoles. Le sujet a été abordé mille fois au cinéma, donnant naissance à de grand classiques comme le trio amoureux à la Jules et Jim ou plus récemment Au nom d'Anna, écartelé entre son travail de prête et ses sentiments amoureux. Ou encore Love Actually Outre-Manche.
Ici, Ivan Calbérac met en scène un quatuor, dans une histoire, où les frontières entre l'amitié et l'amour sont ténues. Les quiproquos et mensonges, une seconde nature. "Vertiges de l'amour" chantait Alain Bashung. Et de chanson, il est justement question, dans le nouveau long-métrage du réalisateur d'Irène. Les protagonistes poussent la chansonnette, sur fond d'airs des années 80. Efficace, pour spectateurs de tous âges. Un procédé qui n'est pas sans rappeler, bien sûr, On connaît la chanson. Mais dans On va s'aimer, les titres sont déclamés dans leur intégralité. Un procédé lourd à la longue. En contrepoids de ce systématique recours aux refrains populaires, des comédiens sympathiques, balaie quelque peu nos regrets. Gilles Lellouche, Julien Boisselier, Mélanie Doutey, Alexandra Lamy, une génération montante d'acteurs pétillants, pour une comédie sans prétention, a défaut de renouveler un genre saturé par les poncifs. Et dans le cas présent, de nombreuses longueurs. Le réalisateur doit beaucoup à ses acteurs, sans qui son long-métrage souffrirait d'une effroyable banalité.
Par zoom-Cinema.fr le 14 June 2006.
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