MES BEAU-PARENTS, MES PARENTS ET MOI (7 / 10)
La famille et son poids, thème récurrent du cinéma contemporain à des degrés divers, des deux côtés de l’Atlantique, de l'Esprit de famille au Héros de la famille en passant par Mon beau-père et moi. Mariage à la Grecque s'inscrit dans la même lignée que le long-métrage de Jay Roach, se hisse au-dessus du lot. Comme tout les bonnes productions anglaises soignées (4 mariages et un enterrement), les codes demeurent respectées : acte d’exposition donnant le ton décalé. Et surtout une galerie de personnages secondaires léchés, haut en couleurs, voir truculents. En tête, le père de famille, soignant ses bobos avec du liquide pour vitre et donnant des cours de sémantique à tout va. Irrésistible. Mariage à la Grecque, qui se veut un hymne à la tolérance, échoue toutefois sur ce registre, avec un héros masculin prêt à toutes les concessions pour sa belle. On veut bien que l’amour rende aveugle, comme le proclame le proverbe. Mais le trait se révèle trop forcé : aucune conciliation possible. La futur mariée plie le joug devant sa belle famille, sans diluer sa propre culture. En ce sens, Mauvaise foi de Roschdy Zem demeure plus subversif et frontal dans la thématique abordée. Malgré ces réserves, le long-métrage de Joël Zwick s’interroge avec brio sur les problèmes liés à l’héritage culturel, non sans humour . Une comédie plus intelligente que la moyenne, foncièrement bien rythmée et originale.
Par zoom-Cinema.fr le 5 February 2003.
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