Secret de tournage du film La tête de maman
Un casting de choix pour le premier long-métrage de Carine Tardieu
Premier long-métrage pour Carine Tardieu, cinéaste primée à plusieurs reprises au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. Soutenue dès son premier film par UGC distribution, la metteur en scène s’appuie sur un casting de choix : Karin Viard (Les ambitieux, La nouvelle Eve, Reines d’un jour), Kad Merad (Un ticket pour l’espace, Les choristes, Mais qui a tué Pamela Rose, Je vais bien ne t’en fais pas), Pascal Elbé (Père et fils, Le cactus) et surtout Chloé Coulhoud. Une jeune actrice entrevue dans L’école pour tous d’Eric Rochant avec Arié Elmaleh. Sans omettre Jane Birkin en apparition clin d’œil…
Carine Tardieu a bien travaillé en amont son premier :long-métrage. Carine Tardieu :
"trois ou quatre mois avant la préparation du film, je me suis isolée pour faire un story-board très détaillé avec chaque plan, chaque angle, chaque mouvement de caméra. Ensuite, au fur et à mesure que l’on trouvait les décors, je retravaillais le story-board en fonction des nouvelles contraintes. Je dessine très mal, mais ce gros travail m’a permis de me sentir libre pendant tournage et de bien dormir la nuit ! Je savais exactement ce que je voulais même si je me permettais de temps en temps de sortir de ce que j’avais prévu... C’était rassurant et enrichissant pour tout le monde. Quant à la bande originale, je ne suis pas musicienne du tout. Il y avait évidemment les chansons de Jane Birkin. Mais pour le reste, c’est Eric Neveux qui a composé la musique. Avec Dorian, le monteur, nous avons collé des musiques témoins qui m’ont servie ensuite de base pour communiquer avec le compositeur. Ainsi, il a mieux compris mes envies".
Le travail de la lumière dans la maison
Personnage à part entière, la maison a été l’objet de toutes les attentions. Carine Tardieu, la réalisatrice : "la maison est sombre au début. Nous avons fermé les rideaux pour éviter que la lumière - comme les sons d’oiseaux - n’entre. La lumière arrive ensuite progressivement jusqu’à la dernière séquence qu’Aurélien Devaux, le chef opérateur, a éclairé de manière non réaliste en jouant la surexposition, comme si le soleil venait de partout en même temps. Pareillement, au début du film, Karin Viard est habillée de façon triste, avec des cols fermés. Peu à peu, ses vêtements gagnent en couleur et ses chemisiers s’ouvrent. À tous les postes, nous sommes passés de l’ombre à la lumière."
Par zoom-Cinema.fr le 28 March 2007.
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