Critique du film La Faille (6 / 10)
LE CRIME ETAIT PRESQUE PARFAIT
La Faille : un thriller. Un vrai. Voilà longtemps que nous n’avions pas vu une intrigue aussi haletante, une histoire prenante. Gregory Hoblit, déjà à l’origine du mémorable Peur Primale, à défaut de le renouveler, s’immisce dans un genre cinématographique, pour le tirer vers les sommets. Réalisation classieuse, script futé. Et surtout un face à face mémorable, véritable clé de voûte du long-métrage. Le spectateur retrouve avec plaisir Anthony Hopkins sous son meilleur jour, inquiétant, magnétique, juste ce qu’il faut de mystère, dans la lignée d’Hannibal Lecter (Le silence des agneaux, Hannibal, Dragon Rouge), cannibalisme en moins. Face à lui le jeune Ryan Gosling (Calculs Meurtriers) ne démérite pas bien au contraire, faisant preuve d’un rare abattage face à son montre sacré de partenaire de jeu.Le twist final ne vient qu’émousser notre plaisir évident à regarder cet affrontement où se mêle perversité et intelligence aiguë.-Aucune faille en vue-
Une mise en scène subtile – des acteurs géniaux qui vous plongent dans une atmosphère dérangeante – une histoire quasi parfaite – que demander de plus ?
Suspens
11 ans après Peur Primale où l’on est face à Richard Gere - avocat manipulé par le jeune Edward Norton - Gregory Hoblit renoue avec le genre. Ici c’est un procureur incarné par le talentueux Ryan Gosling (« Stay » , « N’oublie jamais ») qui va peu à peu se laisser prendre dans les griffes du mari trompé, j’ai nommé : AAnthony Hopkins. Passons rapidement sur le (petit) défaut : nombreux retrouverons encore une fois le regard insoutenable d’ Hopkins, celui qu’il avait déjà, celui d’Hannibal Lecter. Le rapprochement est inévitable… Le réalisateur manie à la perfection son thriller et nous tient jusqu’à la dernière minute en apnée. (oui c’est éprouvant) Décor, thème, ambiance, acteurs : tout y est pour façonner un « bon » film.On est du début à la fin en immersion totale dans l’intrigue, essayant et croyant avoir compris, mais tombant toujours à coté ! N’est pas manipulateur, pervers, et brillant qui veut !Si l’on récapitule : des acteurs prenants, (n’oublions pas les seconds rôles, avec Rosamund Pike, touchante Jane Bennet d’« Orgueil et Préjugés ») une trame prenante, un réalisateur dirigeant son film d’une main de maître, tout cela contribuant au magnétisme de la Faille…On en redemande.
Tiffany
Par zoom-Cinema.fr le 9 May 2007.
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