Critique du film Black Book (8 / 10)
BASIC INSTINCT
Si Woody Allen a trouvé une seconde jeunesse en s’exilant en Angleterre, Paul Verhoven suit la même démarche, en quittant lui aussi Hollywood et les USA.
Une décision aussi salutaire que pour le cinéaste new-yorkais.
En retrouvant ses origines Hollandaises, le metteur en scène de Starhip Troopers et Basic Instinct renoue avec l’inspiration.
Et d’instinct basiques, il est encore question à nouveau dans Black Book, pour survivre tout simplement.
Le réalisateur n’en oublie pas pour autant ses thèmes de prédilections, partagé entre voyeurisme façon Showgirls avec exhibition de corps nus et grandiloquence historique.
Le script fait la part belle aux zones d’ombre dans ce second conflit mondial.
Mieux que personne, Paul Verhoven brouille les pistes, offre des rebondissements inattendus.
Guets-apens en tous genres, trahisons.
Les frontières entre le mal se révèlent largement brouillées. Des liens encore plus ténus quand l’amour sans mêle.
Dans le rôle principal, Carice Van Houten demeure époustouflante, irradiant de charisme, sexy à souhait, juste dans tous les registres, ne feignant pas les larmes lorsqu’elle apprend que l’homme dont elle tombée amoureuse est décédé.
Eminament habile, le cinéaste sait mettre en valeur son actrice dans un long-métrage noir, où l’épilogue dresse admirablement des ponts entre deux guerres, qui ne semblaient de prime abord avoir aucun lien.
Black Book vous remuera assurément, et pour longtemps.
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 29 November 2006.
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