Critique du film Angel (7 / 10)
LES PORTES DE LA GLOIRE
François Ozon aime brouiller les pistes. Nouveau changement de cap radical après Le temps qui reste.
Surprise dans la première partie, véritablement truffée de cliché , d’un mièvrerie digne de Disney.
Musique à l’avenant, déluge de bons sentiments, image léchée et confortable, convoquant au passage Minelli et Sirk en références assumées.
Dès lors, le cinéaste s’amuse à triturer son jouet, pour mieux y insuffler par la suite une bonne dose de cynisme. Mission confiée à Charlotte Rampling apportant un regard décalé sur l’œuvre.
En ce sens, la seconde période se révèle bien plus intéressante et pragmatique, d’autant que François Ozon n’a pas son pareil pour dépeindre la déchéance, un terrain de jeu où il se révèle plus à l’aise que la béatitude.
Cette scission en deux parties se révèle néanmoins préjudiciable et laisse un goût d’inachevé. Certes, Angel ne manque pas d’ambition, mais le réalisateur ne va jamais jusqu’au bout de sa démarche, utilisant le deuxième degré comme un paravent …
H.T
Par zoom-Cinema.fr le 14 March 2007.
Ce film a 1 commentaire.