Description
Le ton tranchant fait des
merveilles, pour le plus grand plaisir de nos zygomatiques. César du meilleur scénario 1997.
Une comédie douloureusement drôle. Après Cuisine et dépendances, c'est la deuxième pièce du tandem Bacri-Jaoui adaptée au cinéma. Aux commandes, Cédric Klapisch – Chacun cherche son chat, Le Péril jeune – qui s'attaque cette fois au péril famille, avec l'esprit de certaines comédies italiennes où le grinçant le dispute à l'hilarité et à la tendresse. Le traditionnel dîner familial du vendredi dans les locaux du Père-Tranquille (!) tourne ce soir-là au règlement de comptes, façon Secrets et Mensonges, l'humour en plus. Il y a là la mère, une veuve autoritaire ; ses deux fils, le "gentil" et le buté de la famille ; la fille, mi-rebelle mi-fleur bleue ; la belle-fille, hilarante et touchante de maladresse ; ainsi que deux éléments extérieurs, le garçon de café, et... un labrador paralysé ! Un sujet universel, une situation en or, des dialogues au cordeau, des comédiens absolument réjouissants – notamment Catherine Frot dans le rôle désormais légendaire de Yolande, et Jean-Pierre Bacri en patron de café acariâtre – tout cela suffirait pour passer un excellent moment. Mais il y a un plus : Cédric Klapisch a su donner une vie cinématographique à ce matériau théâtral, notamment lors de trois courts flash-back, véritables petites touches de tendresse, qui témoignent déjà d'un véritable "goût des autres"...--Sylvain Lefort