Description
David, naïf et rêveur, s'évade au quotidien grâce à Pleasantville un sitcom des années 50. Là-bas tout est bonheur calme et simplicité. A l'opposé, sa soeur jumelle Jennifer, impertinente et branchée vit à fond son époque. Un soir, un étrange réparateur de télévision leur donne une télécommande qui les projette dans l'écran les voilà obligés de vivre à Pleasantville en noir et blanc dans un monde d'un autre temps. Mais Jennifer n'entend pas se soumettre à cette vie trop tranquille et bientôt c'est PLEASANTVILLE qui se détraque !
Il y a des films coup de poing qui prennent à la gorge et nouent l'estomac jusqu'à la rupture. Il y en a d'autres, comme Pleasantville, qui prennent le parti pris inverse et s'insinuent progressivement, jusqu'à troubler et laisser une impression indélébile. Qui n'a jamais rêvé de réapprendre à rougir ? Pleasantville est ainsi : sous les abords de la facilité (le noir et blanc opposé à la couleur, le monde moderne à un monde idéal), il brouille les cartes et distille peu à peu les demi-teintes d'une comédie douce-amère. Il y a ces couleurs incroyables aussi, éléments essentiels du film, objets de convoitise et de ressentiments, dont le réalisateur et scénariste Gary Ross joue avec une élégance classique et mesurée. Il y a, enfin, cette parabole loin d'être si manichéenne sur les émois et le désir, sur le plaisir et l'abandon. --Ambroise Ecorcheville