Description
Une noble Lady, Miss Herbert, souhaite engager l'artiste peintre Neville pour réaliser une douzaine de tableaux représentant la propriété de son mari, dont c'est la grande fierté. Problème : Neville, peintre à la mode, est très cher, et Miss Herbert ne dispose pas personnellement d'une grande fortune. Elle propose alors à l'artiste un étrange contrat : ses faveurs à discrétion, en échange des dessins. Mais bien vite, la situation se complique, notamment avec l'entrée dans la ronde de la propre fille de Miss Herbert et la disparition mystérieuse de son mari… De nombreuses histoires prennent place dans l'univers une fois de plus alambiqué de Peter Greenaway : dans cette célébration du plaisir aux gags surréalistes (tel cet homme à peine maquillé en statue qui se met à uriner de manière pour le moins impromptue) se cachent en effet une enquête policière provinciale et britannique à la Agatha Christie, une fine analyse des oppositions religieuses et sociales en Angleterre à la fin du XVIIe siècle, et une étude pertinente sur la vision qu'ont les artistes de notre monde. Formellement brillant et servi par l'excellente partition de Michael Nyman, Meurtre dans un jardin anglais marque la véritable mise en place de l'esthétique millimétrée de Peter Greeneway . Son cinéma dérange ou fascine, mais une chose est sûre : il ne vous laissera pas de marbre. --David Rault