Description
Un solide scénario tiré d'un roman d'Auguste Le Breton, des dialogues percutants de Michel Audiard, un Jean Gabin impérial flanqué de Lino Ventura et de Paul Frankeur, tous les ingrédients sont réunis pour faire un bon film noir à la française. C'est d'ailleurs ici le cas, même si le consciencieux Gilles Grangier n'a sans doute pas l'envergure d'un Jacques Becker ou d'un Jean-Pierre Melville. Le film est la fidèle illustration de cette mythologie du "milieu", dont Le Breton fut l'un des principaux chantres dans la "Série noire", et qui voulait que les gangsters fussent des chevaliers sans peur, sinon sans reproche... On en est évidemment bien revenu, mais les nostalgiques des années cinquante auront plaisir à retrouver, dans Le rouge est mis, les décors, les lumières nocturnes et les silhouettes féminines d'un Paris révolu. --Michel Marmin